67 - L'endive Dunord

Jean-Michel DUNORD est une endive.
 
Un bon gros chicon du Nord. Autant dire qu'il est loin d'être un moindre légume !
 
C'est même une perle à la vérité. Un sacré numéro !
 
Ne serait-ce que parce que dès le départ, d'où qu'il soit et d'où qu'il veuille aller dans ses idées, verbalement il s'affiche toujours complètement à l'ouest aux yeux de tous, on ne lui contestera pas d'avoir ce sens aigu de la désorientation mentale.
 
Oralement on le trouve gauche. A l'écrit il se montre aussi épais que possible. A l'endroit, il reste maladroit. A l'envers, il fait tout de travers ! Il confond d'ailleurs sa simple épaisseur avec une fine épée.
 
Voilà exactement comment il parvient à faire rire la galerie !
 
Dans son genre, DUNORD vaut le détour jusqu'à Lille, ville où il habite ! A lui seul il concentre tout ce que l'esprit humain fait de parfaitement rigolo sur Terre. Comme tous les meilleurs clowns au monde, il ignore qu'il en personnifie la plus belle version. Il fait partie des brillants polichinelles...
 
A le voir jouer si bien sur la piste aux andouilles, on peut raisonnablement penser qu'il a été chaudement acclamé par les habitants de la respectable commune de Vire !
 
Incontestablement DUNORD représente l'empereur des cornichons !
 
Au moins dans le département du Calvados, ce qui n'est déjà pas mal. Il a de la bouteille dans la pitrerie involontaire, il faut lui reconnaître cet immense avantage.
 
DUNORD n'est pas le premier venu dans le domaine électif des idiots de choix. De ceux que l'on invite volontiers aux dîners chics en petits comités de choc... Villeret peut aller se rhabiller ! Auprès de DUNORD, ce roi des cons en carton-pâte passe pour un petit joueur !
 
Par son unique personne, DUNORD incarne la lourde farce. C'est un gugusse-né. Inégalé. Un digne âne avec un nez rouge sur le museau. Lui n'endosse pas le rôle d'un imbécile d'opérette, c'est certain. Il vise plutôt la cour des grands.
 
Naturellement douée pour se donner sans tricher dans le cirque des grosses poires, cette ample saucisse lilloise à la cervelle de cloche résonne comme une vraie trompette qui ne tromperait pas un éléphant pour ou sou !
 
Deux ronds de carottes l'unité, c'est précisément le prix actuel de la fameuse endive du Nord.

66 - Freud

Le père de la psychanalyse a inventé la fumée psychique.
 
Ou pour le formuler autrement, il a fait naître à partir du fécond néant de sa cervelle troublée la plus incontestée des vérités brumeuses : un évangile de vent, une science floue, une culture profondément creuse.
 
Une boursouflure mentale.
 
Pour ne pas dire un mensonge éclatant, adaptable à toutes les pensées faibles.
 
Il passa maître dans l'art de produire des âneries que picoreront sans broncher les pigeons du monde entier, génération après génération, et ce pendant des siècles.
 
Ce plaisantin a fait boire sa tasse de thé tiède, inodore, incolore, mais pleine de parfums imaginaires et brillante de bulles aux reflets d’ampoules, à tous les naïfs érudits assoiffés de riens érigés en absolus... Quel exploit !
 
Bref, il doit sa gloire à la crédulité de ces masses raffinées et éduquées, composées de doctes benêts et de bécasses de salon en mal d’abstractions à la mode.
 
Séduits par ses savantes sornettes, les gobeurs d'imbécillités se sont laissé éblouir par la barbe de feu de cet apôtre de la pompe cérébrale et champion du vide.
 
Puis doucement enfumer par sa plume nébuleuse...
 
Ou dans l'ordre inverse, mais peu importe, le résultat est là : le mythe est né.
 
Et plus aucun intellectuel ne pourra, après ce raz-de-marée de rutilantes inepties qu'incarne aujourd'hui encore Freud, ébranler cette montagne de papier qu'il représente, sans passer pour un ignare, un hurluberlu.
 
Or le vrai rigolo dans cette affaire, c'est bien Sigmund. Cet auguste clown est à l'origine de concepts idiots, contre-nature, grotesques, absurdes, mais qui ont eu l’immense avantage d‘être entérinés par la bêtise généralisée, la mollesse et la paresse d'une intelligentsia acquise aux idées en vogue les plus saugrenues, pourvu qu’elles soient émises par des personnages aux apparences graves et dignes...
 
C'est son auditoire et lectorat de dindons engoncés dans des certitudes de foire qui ont fait de cette vaste farce une légende de marbre.
 
Esprit tordu à l’avenir prometteur, ce furieux délirant est devenu l’ami des fous sérieux.
 
Notre société déboussolée a finalement donné raison aux plus hautes folies de ce disciple des vacuités.
 
Monnayées à prix d'or sur le divan aux alouettes.
 
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65 - Elena Yereban

Belle à l'extérieure, magnifique à l'intérieur, sa vertu éclatante se lit sur son visage.
 
Elle est somptueuse, brillante, surdouée, humble.
 
Elle incarne la femme idéale.
 
Pas la fille moderne bêtement émancipée et perversement rebelle, pas la féministe dépravée, névrosée, déréglée, pas le serpent en jupon, pas la diablesse corrompue par le monde, non.
 
C’est l’Eve intemporelle qui resplendit glorieusement sur sa face virginale.
 
Cette flamme aux traits d’azur et aux lignes vénusiaques ne ressemble qu’aux anges. Elle vient du ciel et y retournera, elle qui sur Terre répand tant de lumière...
 
Elle est une injure aux suffragettes, un outrage aux valeurs mensongères de ce siècle, elle qui chante si haut, si clair, si juste les causes qui ne sont pas en vogue, pas en toc mais en or.
 
Ses mots ne sont pas en l’air mais tout en art. Ce n’est pas du faux, pas du fard mais du feu.
 
De sa féminité rayonnante émane l’image de la décence. Sa chair désirable exprime la vérité du sexe faible. Son éclat originel est demeuré intègre.
 
Messagère céleste, envoyée de l'Eden, messie du Beau, sa seule apparence fait autorité. Sa clarté écrase le vice, pulvérise le laid, anéantit le mauvais.
 
Tout en elle plaide pour les étoiles. Ses moindres détails sont des sommets. Ses plus petits riens deviennent vite vertigineux. Elle a l’attitude des mortelles et le souffle des déesses. Des allures humaines et des regards aériens. Ses bras sont des ailes, ses sourires des nuées sans fin.
 
Cette créature inspire le respect, l’admiration, l’élévation.

Cette brune profonde aux yeux ténébreux n’est que pure blancheur.